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2008-05-30 Augmentation de la production sur fond de concentration dans le secteur des scieries
Les scieries suisses sont en pleine restructuration. Les exploitations à caractère industriel détiennent une part croissante de la production. Entre 2002 et 2007, la quantité de bois transformé a augmenté de 12 %. Telles sont quelques-unes des conclusions de l'enquête sur la transformation du bois dans les scieries suisses en 2007. Les scieries suisses sont d'importants clients de l'économie forestière intérieure. En effet, elles achètent environ 70 % de la quantité de grumes de sciage récoltée, qu'elles transforment en planches, poutres et bois pour palettes et caisses. Cinq ans après le dernier sondage réalisé auprès des scieries suisses, l'enquête complète effectuée par les offices fédéraux de la statistique (OFS) et de l'environnement (OFEV) sur la transformation du bois en Suisse montre qu'au total au moins 2,5 millions de m3 de grumes ont été transformés en 2007. Depuis 2002, cela représente une augmentation de 12 % du débitage. La part des résineux a progressé de 92 à 95 %. La part des feuillus a de fait reculé et ne représente plus que 5 % du débitage total, avec un peu plus de 131 000 m3. Production de bois de sciage et orientation du marchéEn 2007, 1,54 million de m3 de sciages ont été produits. 78 % des sciages de résineux ont été écoulés sur le marché intérieur. Les 22 % restants (316 000 m3) ont été vendus à l'étranger. En 2002, la part à l'exportation n'atteignait encore que 12 %. Et il faut s'attendre pour les prochaines années à une montée en puissance du secteur à l'exportation: à la mi-2007, la première grande scierie suisse a commencé sa production; une autre est en projet, et les scieries actuelles étendent leurs capacités. A l'inverse des petites et moyennes exploitations qui se tournent très largement vers le marché intérieur, les grandes scieries approvisionnent de plus en plus les marchés étrangers. Articulation forte avec d'autres acteurs de la transformation de bois brutSelon cette enquête, les sciages produits correspondent en moyenne à 60,5 % du volume de bois livré (« rendements de sciage »). Par ailleurs, l'écorce, la sciure et les plaquettes représentent des sous-produits. 63 % de ces « sous-produits de scieries » servent de matière première pour la fabrication de papier et de cellulose ou sont utilisés dans l'industrie des dérivés du bois, p. ex. pour des panneaux de particules et de fibres. 15 % des volumes sont vendus comme bois-énergie à des tiers, et 13 % sont directement exploités sur place dans le circuit de chauffage ou convertis en courant. Avec la forte demande de bois brut et l'intérêt grandissant pour le bois en tant qu'agent énergétique (p. ex. granulés de bois), le bois de récupération est de plus en plus prisé. Phénomène de concentration et hausse de la performance des exploitationsDepuis la dernière enquête de 2002, le nombre de scieries a reculé d'environ 20 %, passant de 494 à 388 exploitations. L'enquête révèle qu'un nombre toujours plus restreint d'exploitations débite un volume grandissant de bois. Simultanément, on observe un transfert de la production des petites vers les grandes exploitations:
En 2007, 3381 personnes travaillaient dans des scieries (en 2002: 4207), dont 1893 (en 2002: 1875) étaient exclusivement actives dans le domaine du sciage. Le nombre des travailleurs réellement rattachés aux opérations de sciage est à peu près constant, alors que l'effectif total s'est contracté d'environ 20 %. Avec une augmentation du volume transformé, il en résulte une productivité accrue. Le volume de grumes de sciage transformé par exploitation a progressé au cours des cinq dernières années de 43 % en moyenne. On note aussi une hausse de la performance dans toutes les catégories de scieries. Celle-ci oscille entre 2 % dans les petites scieries et 79 % dans les grandes. Renseignements: Marco Zanetti, division Forêts, Office fédéral de l'environnement (OFEV), tél. 031 324 77 84Arthur Zesiger, Office fédéral de la statistique (OFS), tél. 032 713 62 00 Editeur:
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